Mardi 25 février - Warszawa
Il est temps qu’on arrive : on en a
ras-le-bol de conduire, et on a épuisé notre stock de nounours en guimauves
(avis aux 1ers qui nous rendront visite : nous sommes devenus totalement
dépendants à ces oursons aux 3 chocolats, chacun sa couleur, pas de bagarre,
l’idéal en voiture).
Warszawa ! Ouah c’est grand ! Ok ça
fait vraiment super-plouc d’avouer ça, mais c’est la 1ère chose qui
me vient à l’esprit. Entre le panneau Warszawa et l’hôtel on a fait 15km de
ville (enfin d’un truc qui ressemble à ce qu’on appelle en France une
banlieue).
Déjeuner dans un petit resto super, quelque
chose me dit qu’ici on ne mourra pas de faim, c’est déjà ça de pris.
On a RDV pour l’état des lieux dans l’appart à
15.00 (ah ça, non, on n’avait pas de marge, quand Olivier planifie, pas de pause, c’est du
concentré).
Arrivent Matylda, le contact d’Olivier pour la
recherche d’appart, une autre nana, aucune idée de qui il s’agit, et la
Propriétaire.
Je visite l’appart, très bien, il est
totalement rénové, l’état des lieux ne devrait pas prendre trop de temps.
Bon eh bien, 2h après on y est encore, les 3
parlent ensemble, de quoi je ne sais pas, on nous explique qu’il manque une
console dans l’entrée, les rideaux, est-ce qu’on veut garder l’aspirateur, le
fer à repasser, le micro-ondes ? c’est le concept de l’appartement non
meublé mais équipé, assez bizarre.
Enfin on finit par signer le bail, tout cela a
pris 3 heures sans qu’on comprenne pourquoi, elles nous ont farci les oreilles
en polonais, bye bye, on retourne à l’hôtel exténués, dîner dans un resto
polonais typique, gurken et saindoux pour la mise en bouche, l'apéro à 2000 calories la bouchée, on avait bien besoin de ça (Moumou adore bien sûr).
Mercredi 26 février
RDV avec les déménageurs à 9.30.
On arrive à 9.15 ils sont déjà là, en train de
décharger (le miracle fût : ils n’ont pas interverti les chargements pour
Paris et Varsovie - enfin, pour être exacte: les cartons pour Varsovie sont à Varsovie, ceux pour Paris aucune idée d'où ils peuvent bien se trouver), et on découvre aussi la Proprio (mais qu’est-ce qu’elle
fait encore là elle ?), une autre nana, et un mec sur un escabeau dans
l’entrée. Bienvenue chez nous.
Là, la scène est ubuesque : les
déménageurs défilent avec les cartons (ils sont combien au juste ? 7, 8,
10 ?!!), traversent l’appart en hurlant le n° du carton qu’Olivier pointe
sur un papier, et sur leur chemin : la proprio, la nana, le mec sur
l’escabeau, et Ptit Mou bien sûr.
La proprio et la nana m’expliquent que la
console va arriver (très bien, on s’en fiche complètement), et les rideaux
aussi. Et me demandent ce qu’il nous manque d’autre. C’est-à-dire qu’il est
9.30, on a 200 cartons qui arrivent et je suis supposée demander des
trucs ?! Et le matin, définitivement, je ne supporte pas qu’on me hurle
dans les oreilles. Et je ne quitte pas des yeux Ptit Mou pour qu’elle ne se
fasse pas écraser par un déménageur.
J’intercepte Olivier :
-
mais qui c’est cette nana qui
hurle ?
-
l’architecte
-
l’architecte ?!!!
-
ben oui : celle qui a rénové
l’appart
-
ah ben oui, bien sûr.
Ben, c’est bon : l’appart est rénové,
elle peut partir non ?
Elle me montre les échantillons de tissu pour
les rideaux (appelons-là Valérie D), magnifique, marron, allons-y, attention
Mou tu gênes, de toute façon Olivier avait vu l’appart blanc, entre-temps les
murs ont été peints en marron-gris, alors la couleur des rideaux…
Elle me reparle de la console pour l’entrée,
cela m’intéresse toujours autant. Et aussi est-ce que je veux la poignée pour
m’accrocher dans la baignoire (un truc en principe dont on équipe les personnes
âgées ou handicapées) à droite ou à gauche du robinet de la baignoire ?
Une vraie question un matin d’emménagement.
Bon, au bout d’une demie-heure supplémentaire
je l’expédie, je n’en sais rien ce qu’il manque ici, c’est magnifique on n’a
besoin de rien.
Le mec de l’escabeau descend, on avait la
lumière, on ne l’a plus, dîner aux chandelles ce soir.
15 minutes après, ding-dong, Valérie D revient
(noooon !), m’explique que le type revient demain matin pour l’électricité
(ben oui maintenant qu’il a tout pété ce serait gentil qu’il revienne) et que
je la rappelle avant vendredi parce qu’elle ira acheter ce qu’il manque samedi…
non mais rien, ON N’A BESOIN DE RIEN.
Et convenir d’un nouveau RDV lundi, parce que
aussi elle viendra avec quelqu’un pour accrocher les cadres. Ce ne serait pas un peu prématuré de penser
accrocher des cadres ?!!!
Et les déménageurs continuent leur
ballet :
-
fourty-six ?
-
main bedroom !
-
ninety-two ?
-
kitchen !
-
…
Ils commencent à remonter les meubles, gros
stress quand le chef nous explique qu’il manque un bout de notre lit, mince on
dort là ce soir nous, je laisse Olivier gérer les bouts du lit… jusqu’à ce
qu’il comprenne que pour le déménageur, un sommier+matelas ne constitue pas un
lit, il cherche autre chose. Non non, il ne manque rien, on a un lit
« simple » !
Ils promettent de revenir demain.
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