Depuis 8 jours il fait 30° ici. Et 30° à
Varsovie ce n’est pas 30° au bord de la mer.
Gros sujet donc cette semaine: l’achat
d’un salon de jardin.
On partage en effet le jardin avec tous les
habitants de l’immeuble. Disons que les enfants, une grosse douzaine, l’ont
complètement colonisé, donc les parents aimeraient bien s’arranger un coin
sympa.
A coup sûr cela va être une belle aventure, je
suis impatiente de voir comment on va réussir à se mettre d’accord… chaque
résident répondant plus ou moins aux clichés qu’on a de chaque
nationalité :
-
Sylke et son mari, allemands, répondent
systématiquement tous les 2 aux questions qu’on leur pose, il va falloir
compter sur 2 avis pour eux. Pas de doute, ils sont bien german : Elle
sort du garage SUR son vélo (et la pente est raide) et Lui vient au jardin avec
une bière à la main. De l’Est ou de l’Ouest va être déterminant dans le prix du
salon de jardin.
-
Helen et Peter, suédois, ont vue sur le
jardin. Ils sont tous les 2 petits et bruns, attendons de voir s’ils sont prêts
à acheter local ou s’il va falloir prévoir une expédition dans leur meilleure
ambassade, au Royaume-du-meuble-pas-cher-impossible-à-monter.
- Les Lituaniens du RDC (qui ont eux de
grands enfants) veulent installer leur propre salon de jardin, on a donc déjà
déplacé pour eux les cages de foot, ils auront certainement un avis sur le mobilier
commun.
-
La Polonaise du RDC (de Miami) a l’air
d’avoir une idée très précise de la matière et la couleur à privilégier, vu son look je crains le pire.
-
Les Italiens du 1er
prendront-ils part au débat ? Lui est très affable, Elle est blonde
–fausse-, aux probablement faux seins, et ne sait pas se garer (elle est tout
excusée avec son 4x4 qui a le gabarit d’un bus), ils ont un fils qui s’appelle
Rocco, ça ne s’invente pas.
- Les Norvégiens du 2ème sont
sur-équipés en vélos, je ne sais pas si un salon de jardin (sans roues) peut
être un sujet pour eux.
-
La famille Norvégo-Sud Africaine du 2ème
est très active dans l’aménagement du jardin, on va faire vraiment connaissance
à cette occasion.
Quant à nous, je
pencherais très volontiers pour un « Achetez ce que vous voulez et dites-moi
combien je vous dois » mais je vais devoir trouver quelque chose de plus
constructif à apporter au débat car je ne voudrais pas que cela soit assimilé à de l'abstentionnisme. Je me demande bien à quels clichés on répond d’ailleurs.
Quant à Olivier, inutile de lui
en parler : il n’a pas encore vu qu’on avait un jardin.
La bonne nouvelle
c’est qu’avec ma voiture de nain (ou de pauvre), aucune chance que je sois
mandatée pour la livraison.
Nos voisins les
plus directs sont de paisibles retraités polonais avec un chien : je me
demande quelles fautes ils expient pour avoir mérité d’atterrir dans cette
colonie de vacances.