lundi 26 mai 2014


Depuis 8 jours il fait 30° ici. Et 30° à Varsovie ce n’est pas 30° au bord de la mer.
Gros sujet donc cette semaine: l’achat d’un salon de jardin.

On partage en effet le jardin avec tous les habitants de l’immeuble. Disons que les enfants, une grosse douzaine, l’ont complètement colonisé, donc les parents aimeraient bien s’arranger un coin sympa.
A coup sûr cela va être une belle aventure, je suis impatiente de voir comment on va réussir à se mettre d’accord… chaque résident répondant plus ou moins aux clichés qu’on a de chaque nationalité :
-       Sylke et son mari, allemands, répondent systématiquement tous les 2 aux questions qu’on leur pose, il va falloir compter sur 2 avis pour eux. Pas de doute, ils sont bien german : Elle sort du garage SUR son vélo (et la pente est raide) et Lui vient au jardin avec une bière à la main. De l’Est ou de l’Ouest va être déterminant dans le prix du salon de jardin.
-       Helen et Peter, suédois, ont vue sur le jardin. Ils sont tous les 2 petits et bruns, attendons de voir s’ils sont prêts à acheter local ou s’il va falloir prévoir une expédition dans leur meilleure ambassade, au Royaume-du-meuble-pas-cher-impossible-à-monter.
-      Les Lituaniens du RDC (qui ont eux de grands enfants) veulent installer leur propre salon de jardin, on a donc déjà déplacé pour eux les cages de foot, ils auront certainement un avis sur le mobilier commun.
-       La Polonaise du RDC (de Miami) a l’air d’avoir une idée très précise de la matière et la couleur à privilégier, vu son look je crains le pire.
-       Les Italiens du 1er prendront-ils part au débat ? Lui est très affable, Elle est blonde –fausse-, aux probablement faux seins, et ne sait pas se garer (elle est tout excusée avec son 4x4 qui a le gabarit d’un bus), ils ont un fils qui s’appelle Rocco, ça ne s’invente pas.
-     Les Norvégiens du 2ème sont sur-équipés en vélos, je ne sais pas si un salon de jardin (sans roues) peut être un sujet pour eux.
-       La famille Norvégo-Sud Africaine du 2ème est très active dans l’aménagement du jardin, on va faire vraiment connaissance à cette occasion.

Quant à nous, je pencherais très volontiers pour un « Achetez ce que vous voulez et dites-moi combien je vous dois » mais je vais devoir trouver quelque chose de plus constructif à apporter au débat car je ne voudrais pas que cela soit assimilé à de l'abstentionnisme. Je me demande bien à quels clichés on répond d’ailleurs.
Quant à Olivier, inutile de lui en parler : il n’a pas encore vu qu’on avait un jardin.
La bonne nouvelle c’est qu’avec ma voiture de nain (ou de pauvre), aucune chance que je sois mandatée pour la livraison.


Nos voisins les plus directs sont de paisibles retraités polonais avec un chien : je me demande quelles fautes ils expient pour avoir mérité d’atterrir dans cette colonie de vacances.

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