Lundi
Olivier au bureau, Albane à l’école, je vais enfin
pouvoir essayer d’y voir clair dans cet appart.
Je déblaie, je range, je mets la radio à fond
en espérant que le polonais infuse.
Revoilà Valérie D et sa copine à 17.00. elles
ont les rideaux mais pas la console. Re-mince.
A 19.30 elles ont fini de pendre
les rideaux, heureusement que les tringles étaient déjà fixées…
Ah, mais pas dans la cuisine, donc elle nous
envoie quelqu’un pour les mettre demain à 10.30.
Non mais ça ne va jamais s’arrêter ce
défilé ?!!
Ah elle allait oublier : elle nous a apporté
un tabouret aussi, trop aimable, mais faudrait pas croire qu’on va en faire ce
qu’on veut : elle m’indique précisément où je dois le mettre dans
l’entrée, pour mettre mes chaussures. Encore un indispensable.
En fait, je crois comprendre maintenant que
Valérie D est déçue : elle a repensé cet appart et imaginé qu’on allait le
meubler comme un magazine déco. Alors c’est sûr que nos meubles Ikéa,
c’est un peu cruel pour elle.
Mais, ma grande, non seulement tout n’est pas
réussi dans cet appart, et surtout, on va y vivre, alors nos étagères Billy à
19,90 euros, on les garde !!
Et puis il faudrait aussi arrêter de fantasmer
sur les goûts français : on aime bien les belles choses, mais on aime bien
aussi la récup et le fait-maison, ce n’est pas la peine de nous envahir de
toutes sortes de trucs pseudos-design.
Elle regarde notre abat-jour volière, elle
adore, ah ben oui, mais si tu n’avais pas mis des lampes roue de
voiture/camembert partout, on pourrait peut-être l’accrocher ici notre lustre
home-made.
| Magnifique, tout à fait nos goûts |
Elle adore aussi le petit meuble en bois pensé
pour notre salle de bain rue Greneta, home-made lui aussi, elle a du mal à y
croire.
Eh eh… c’est qu’on est entouré d'artisans doués dans la famille J
Mardi
J’attends le type des rideaux qui ne viendra pas,
il sera là demain en fait.
En revanche je passe 2 heures avec celui de
UPC, le France Telecom local, qui ne réussit pas à nous connecter.
Je deviens championne du monde en mime :
désormais je sais mimer un câble de téléphone, un boîtier ADSL… je savais bien
que j’enrichirai mes compétences ici.
Mercredi
A 9.30 le type est là pour les rideaux de la
cuisine, et les porte-serviettes. Magique : il part chercher des outils
dans sa voiture, il revient : ils sont 4 !
Fin du job à 14.30.
5h à 4 pour poser des
rideaux dans la cuisine et 4 porte-serviettes : record battu, à homologuer
absolument.
Ils reviennent vendredi pour terminer
(whaaat ?!!) : ben oui, le truc pour s’accrocher dans la baignoire,
Valérie D n’avait pas coché sur le mur où l’accrocher, tout comme le crochet
porte-serviette des water des invités… ça va leur prendre 2h a minima ces 2
trucs. Si je parlais polonais je leur dirais « laissez les gars je vais le
faire moi-même parce que là, je
me croirais en Inde » mais bon, tant pis pour moi, je ne parle pas
polonais.
Mais c’est bien : la solitude n’est pas
prête de me peser.
Reste à voir quand est ce qu’on se sentira un
peu chez nous.
Heureusement que le travailleur polonais n’est
pas cher parce qu’il vient systématiquement avec un ou plusieurs amis (ou s’il
vient seul, il revient ensuite accompagné), et il n’est pas rapide-rapide.
A 19.00 Malgorszata arrive avec un ami, Milow,
non pas pour l’apéro, mais pour notre problème de connexion téléphone.
Ce serait vraiment trop long à expliquer, mais
il se trouve que, pendant la rénovation, un certain nombre de boulettes a été
fait, notamment en ce qui concerne les câbles. D’où les problèmes d’interphone,
électricité et maintenant téléphone et internet. Un bon choix d'appart en somme.
Milow commence à percer des trous dans le murs pour trouver les câbles.
A 20.30 le security man arrive parce qu’on
fait trop de bruit avec la perceuse.
A suivre donc.
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