Vendredi 28 février
Par où commencer ?!! Olivier s’attaque au
laundry room (un sens des priorités qui m’échappe), je me colle à la cuisine.
En fait, grosse erreur de ne pas commencer par
la chambre d’Albane : elle va coloniser en quelques heures une partie du
salon, de la chambre du bébé, installer sa cuisine, utiliser les 3 W-C… si on
veut canaliser ses velléités expansionnistes, l’urgence est de s’occuper de son
espace-
La machine à laver ne fonctionne pas, on
appelle le plombier, tiens c’est le même que l’électricien, il doit vraiment
nous prendre pour des nazes : il vient sans boîte à outils. Ça va hein, on
sait vérifier un tuyau d’évacuation, ça a l’air plus complexe, il bidouille,
puis on comprend vaguement qu’il doit acheter une pièce, il reviendra cet
après-midi.
Après-midi avec Malgorszata, et une amie qui
l’accompagne (on ne sait pas bien de qui il s’agit, mais on commence à
comprendre que le Polonais ne se déplace pas seul) pour la
paperasse : permis de résidence, etc.
Sous la Securitate ça ne devait pas être bien
pire : il faut des originaux de tous nos actes de naissance, contrats,
etc, à faire traduire, des letters dans tous les sens (oui, promis, Olivier nous
prendra bien en charge Moumou et moi pendant toute la durée de son contrat)
pour pouvoir déposer notre dossier, puis prendre RDV pour montrer nos têtes.
Quand Olivier lui explique que le PACS c’est
un mariage devant un tribunal, elle doit croire qu’on est repris de justice
peut-être, ça ne va pas alléger notre dossier.
Ensuite il faudra recommencer (avec d’autres
documents bien entendu) pour la Mairie. Puis l’immatriculation de la voiture (à
qui on l’a achetée ? combien de km ? etc).
Ouah c’est beau l’Europe : on s’habille
tous pareil, on va tous à Carrefour, mais on doit fournir 6kg de paperasses aux
autorités pour rester 3 ans. Si encore j’avais la certitude que c’était
l’assurance de ne plus jamais se faire la guerre…
On demande à Malgorszata de nous accompagner à
la banque demain pour ouvrir un compte, parce qu’en polonais on ne comprend
vraiment pas un mot, on n’y arrivera jamais.
Reste à s’occuper des assurances, d’un
abonnement téléphonique, de la maternité (ah ben oui tiens, on aurait presque
oublié que bientôt on sera 4, d’ailleurs il a intérêt à rester au chaud
jusqu'au bout parce que, là, je ne sais pas ce qu’on en ferait)…
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