Ça y est, la formation est terminée.
Hier, j’avais donc organisé un « final exam » (à mon corps défendant, parce que moi, les exams, je n’ai jamais été très motivée…).
Et aujourd’hui on a remis les « Certificate ». C’était donc une grande journée. Alors pour l’occasion, j’ai revêtu le précieux sari. Bon, ce n’est pas aussi simple que ça en vrai.
J’ai dû faire beaucoup d’essayages : d’abord un vert, puis un rouge, puis un violet. Avec 6 petites nanas qui s’affairent autour de moi pour me saucissonner dans le tissu (6 mètres en tout, et sur mes vêtements, pour être bien sûres que je ne prenne pas froid), chacune donnant son avis : plus comme ci, plus comme ça, un pli de plus, une épingle par ci, oh non c’était mieux avant, on retire on refait… idem pour les bijoux et la coiffure (elles ont changé 6 fois les fleurs et fait-défait-refait 12 fois la tresse pour finalement trouver que c’était mieux les cheveux détachés). Je ne sais pas s’il existe un diplôme pour ça, mais je crois que je le mérite amplement.
3 heures plus tard j’étais (enfin) prête, on s’est tous installés autour des tables en U, et on a fait un grand débrief, mes élèves m’ont dit plein de choses tellement gentilles… j’ai aussi fait un grand discours, Lalida également, c’était très émouvant, et on a procédé à la remise officielle des diplômes.
Bon, là, je n’ai pas de photos, parce que j’avais prêté mon appareil à Perumal pendant les essayages, et quand il me l’a rendu, forcément, il ne fonctionnait plus. De toute façon quand tu prêtes un truc ici, j’ai bien compris : 1- il revient dégoûtant et 2- il revient cassé. Ça marche à tous les coups.
Mes élèves m’ont offert un cadeau : c’est un porte photo pour que je garde des photos d’eux à Paris, et du chocolat. J’étais super émue.
Ensuite c’était déjeuner de fête : on a mangé des thalits avec des dazai. Et il y avait du dessert.
Alors, plus efficace que compter ses points avec WW, je vous recommande le "dalit way of food": assis par terre (normal, là, je suis devenue une pro), en sari (ah oui il faut savoir qu’en sari, quand on est assis par terre, il n’y a plus moyen de bouger et les pans du sari viennent entre la feuille de bananier et le corps, si bien que la nourriture s’éloigne considérablement de la bouche), avec les mains (enfin avec une seule main, ce serait trop facile avec les deux). Je vous défie d’avaler plus de 200 calories dans ces conditions pendant un repas.
Le dessert, c’était des vermicelles chauds sucrés.
Ensuite Lalida voulait qu’on se remette sur la compta, mais moi pas du tout. Alors j’ai reparlé du ciné à mes élèves, comme ça, l’air de rien. Génial : il y avait une séance à 15h. J’ai donc invité tout le monde, on a sauté dans des tuks-tuks pour aller voir Dahm-Doohm, le block-buster tamoul du moment.
Le ciné, c’est assez rigolo : c’est un gros cube disons, avec un étage de fauteuils, un peu comme le balcon au théâtre. On est placé au ciné ici, alors on s’est retrouvé en haut. Ca nous a mis à environ 1 mètre des pales des ventilos accrochés au plafond. On se serait cru dans une salle de turbines tellement ces ventilos faisaient de bruit. Quant au niveau sonore du film lui-même, il doit venir couvrir le bruit des turbines en question, ce qui va chercher dans des niveaux bien au-delà du supportable. Et là-dessus, les gens sifflent, parlent, hurlent… Au bout d’une demi-heure, j’avais la tête comme une caisse de résonance, après 1 heure, j’avais mal aux dents, et à la pause j’ai avalé 2 aspirines pour sauver ce qu’il me restait de cerveau. Et à la pause, le bruit ne s’arrête pas : ils passent des clips. Mes élèves sont partis m’acheter une glace (fallait pas…), un café, un samosa, et des pop-corn. J’ai oublié le principal : le film tamoul dure 3 heures.
Le film lui-même, très honnêtement, était plutôt bon. Entièrement en tamoul, j’ai tout compris, il n’y avait pas des ressorts psychologiques dingues et compliqués, mais il y avait beaucoup d’action, des sentiments, et plein de leçons de morale disséminées dans le film…
Quand je suis sortie, je n’entendais plus rien.
Je suis repassée à Adecom, Lalida a tenté de phagocyter mon samedi pour sa compta, mais ce week-end je dois déjà m’occuper des cartes (les communities font des cartes très jolies que j’aimerais bien que mes amis rencontrés à mon arrivée mettent en vente dans leur boutique).
J’ai promis de venir lundi pour la compta. En même temps, j’ai tout préparé (j’ai tapé 8 mois de factures), tout synthétisé, et j’ai même rencontré l’expert-comptable mercredi…
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