dimanche 7 septembre 2008

Dernier week-end a Pondi

Dimanche Punitha m’avait donné rendez-vous à 10h pour aller au marché ensemble. A 8h on frappe à ma porte (même pas mal : je me réveille tous les matins à 5h ici, ma chambre donne sur la mosquée et ses haut-parleurs), Punitha essaie de m’expliquer un truc, je comprends vaguement que quelqu’un est mort, que tout le staff d’Adecom va quelque part… bref on part à Adecom. En fait, le frère de Mugava est décédé, on part tous dans un village super lointain pour les funérailles (mais qu’est-ce que je fais là moi encore ???). Bon, les funérailles, c’est déjà par principe un truc horrible, mais alors là une fois de plus ici ça supplante tout.






Ensuite je suis revenue à Pondichery, le temps de prendre une douche, je devais rejoindre mes copines de plage (ce sont des gamines qui veulent parler anglais, et avec lesquelles on se retrouve régulièrement sur la promenade).



On frappe à ma porte (plus rien ne m’étonne), oh ! Punitha et sa copine d’Adecom. Elles viennent pour m’offrir un cadeau : un pantalon et une chemise (mince, elles ont bien dû comprendre que le sari c’était pour les gens plus patients que moi)… c’est tellement gentil, je suis vraiment gênée.




Alors on part faire du shopping (le shopping décalé du matin), et en fait, elles vont m’offrir des bracelets, des élastiques pour le cheveux…, tout ce qu’il me manque si je comprends bien (ah oui, je n’ai pas fait dans les fioritures depuis 3 semaines). J’ai eu peur un instant qu’elles m’offrent des produits de beauté, ça aurait été le comble…




Ensuite je leur dis que je les invite pour le lunch (moi bien sûr j’avais déjà pris le lunch, pas grave, va pour un 2ème kilo de riz, je prends l’habitude). Là, on va dans un truc super crado local alors que je voulais qu’on aille dans un truc un peu sympa pour elles, mais après j’ai compris : impossible de payer, elles paient l’addition en me disant que je suis leur « guest » aujourd’hui.
Toute cette générosité me touche tellement, je ne sais pas quoi dire (surtout en tamoul).

Pour un dimanche calme, j’ai été gâtée.







Finalement je ne prendrais pas le train pour mes quelques jours de « vacances », je dois encore aller a Adecom, et puis tout le Sud du pays est inondé, je ne veux pas prendre le risque de me retrouver coincée dans un village (ni dans un train bondé d’ailleurs)...









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